Environnement : La qualité de l’eau

Les agents du Département effectuent les prélèvements (d’eaux, de sédiments, d’invertébrés aquatiques…) selon les normes en vigueur. Les analyses sont confiées au Laboratoire Départemental Vétérinaire et d’Hygiène Alimentaire.

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Ce réseau de suivi vient compléter les réseaux nationaux et européens pour renforcer les actions et préserver le patrimoine lié à l’eau. L’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée et la Région Provence Alpes Côte d’Azur soutiennent financièrement cette opération. La Maison Régionale de l’eau vient en aide au réseau de suivi pour l’interprétation des données hydrobiologiques et thermiques.

Le réseau en quelques chiffres

  • 126 stations de mesures avec une fréquence de prélèvement annuelle sur 35 à 40 stations.
  • Plus de 800 prélèvements d’invertébrés.
  • Plus de 23 250 données d’analyses et de mesures sur le terrain.
  • Plus de 1 420 jaugeages à pieds (débits).
  • Deux agents responsables de ce suivi au service Eau gèrent le réseau de suivi en régie.
  • Localisation des stations 2025-2026

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  • Suivi de la qualité des cours d’eau – Demande de mise à disposition des données

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Les Hautes-Alpes sont connues dans toute l’Europe pour la beauté des paysages. Plus de 69% des touristes pratiquent une activité sportive et parmi eux, plus de 10% se rapprochent des cours d’eau et des lacs pour les sports d’eau vive.

Le département offre plus de 500 km de rivières navigables pour tous les niveaux dans des paysages somptueux et variés.

Ces rivières préservées sont également des sites exceptionnels pour la pêche ; en famille, au bord du Lac de Serre-Ponçon… à la mouche dans les eaux agitées de la Durance… 17 000 cartes sont délivrées chaque années.

Pour préserver leurs rivières, les collectivités poursuivent leurs efforts dans le domaine de l’assainissement.

Le suivi départemental est destiné à :

  1. Vous informer sur la qualilté des cours d’eau haut-alpins ;
  2. Compléter à l’échelle locale les réseaux de suivi nationaux qui visent à donner une image de l’état général des milieux, notamment pour le rapportage à l’échelle européenne ;
  3. Evaluer l’amélioration de la qualité des cours d’eau haut-alpins au regard de l’investissement des collectivités dans le domaine de l’assainissement ;
  4. Identifier les altérations et suivre leur évolution ;
  5. Fournir aux bureaux d’études des données sur les milieux aquatiques pour évaluer l’impact des aménagements dans le cadre de la définition d’un projet.

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  • Suivi de la qualité des cours d’eau – Age des stations d’épuration

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Les prélèvements et analyses

Les agents du Département effectuent les prélèvements (d’eaux, de sédiments, d’invertébrés aquatiques…) selon les normes en vigueur. Les analyses sont confiées au Laboratoire Départemental Vétérinaire et d’Hygiène Alimentaire.

Les mesures de débits au micro-moulinet ou au courantomètre sont effectuées en complément des prélèvements pour la prise en compte des conditions hydrologiques lors de l’interprétation. Les jaugeages sont réalisés selon la méthode d’exploration des champs de vitesses.

Le traitement et l’interprétation des résultats

Préambule : L’évaluation de la qualité d’un cours d’eau est particulièrement complexe car elle doit intégrer de très nombreux paramètres (physico-chimiques, biologiques, physiques…) avec des interactions qui font toujours l’objet de travaux de recherche scientifiques. Les prélèvements réalisés dans le cadre du suivi de la qualité ne reflètent qu’une partie de la réalité et sont l’image de l’état du cours d’eau à un instant donné.

Depuis le début du suivi en 2004, plusieurs systèmes d’évaluation de la qualité des cours d’eau ont été employés. Entre 2004 et 2010, l’évaluation reposait sur le SEQ élaboré en 1992 par le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement et les Agences de l’eau. Ce système d’évaluation comprenait trois volets :

  1. Un volet “Eau”, le SEQ Eau, pour évaluer la qualité physico-chimique de l’eau des cours d’eau et son aptitude aux fonctions naturelles des milieux aquatiques et aux usages ;
  2. Un volet “milieu physique”, le SEQ Physique, pour évaluer le degré d’artificialisation du lit mineur, des berges et du lit majeur ;
  3. Un volet “Biologique”, le SEQ Bio, pour évaluer l’état biologique, plus exactement l’état des biocénoses.

Depuis 2010, les données sont traitées à partir de grilles établies dans le cadre de la DCE et issues de l’arrêté du 25 janvier 2010 « relatif aux méthodes et critères d’évaluation de l’état écologique, de l’état chimique et du potentiel écologique des eaux de surface pris en application des articles R.212-10, R.212-11 et R.212-18 du Code de l’Environnement ». Cette directive sur l’eau fixe les objectifs et les méthodes pour atteindre le bon état des eaux d’ici 2015 (voir http://www.eaufrance.fr).

Pour les eaux superficielles, l’objectif de bon état ne peut être atteint qu’à la condition de justifier à la fois d’un bon état écologique et d’un bon état chimique.

Le bon état écologique est caractérisé par le faible impact des activités humaines permettant le fonctionnement des écosystèmes aquatiques. Il est évalué sur la base de paramètres biologiques prenant en compte différents types d’organismes (macrophytes, poissons, diatomées et macro-invertébrés), et de paramètres physico-chimiques (azote, phosphore, température, pH, substances spécifiques,…) pouvant mettre en péril la qualité des milieux.

Les seuils définis pour déterminer les classes d’état de chaque paramètre sont basés sur des situations de référence adaptées à chaque masse d’eau et faisant l’objet d’une harmonisation au niveau européen.

Précisions pour la lecture des cartes et graphiques

L’interprétation des données est faite par année et non sur trois années glissantes comme cela est effectué par l’Agence de l’eau pour le rapportage à l’Europe. Quelques différences sont donc possibles avec le portail EauFrance (http://www.eaufrance.fr/).

« Etat DCE » :

  • Cet état correspond à « l’état écologique » ;
  • Le « très bon état » n’est pas attribué en raison de l’absence de valeurs seuil pertinentes fixées pour l’hydromorphologie.

« Etat physico-chimique » :

  • La physico-chimie regroupe l’acidification (pH), l’oxygène, la température et les composés azotés et phosphorés.

« Etat selon les invertébrés » :

  • Les invertébrés sont les insectes, mollusques, crustacés… vivants sur le fond des rivières et plus ou moins sensibles aux différentes formes de pollution.

« Etat selon les diatomées » :

  • Les diatomées sont de petites algues unicellulaires se développant à la surface des pierres et formant ce que l’on appelle un biofilm, parfois glissant et de couleur marron-orangé, qui renseignent sur la pollution organique.

Le suivi qualité de l’eau existe depuis 2004. Vous pouvez accéder aux rapports des années précédentes en adressant un mail à severine.voisin@hautes-alpes.fr.

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  • Suivi de la qualité des cours d’eau – Résultats 2024 – Bilan des 20 ans

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  • Suivi de la qualité des eaux superficielles – Rapport complet 2024

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  • Suivi de la qualité des eaux superficielles – Rapport complet 2023

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  • Suivi de la qualité des cours d’eau – Résultats 2022

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