Chaque trace laissée par les corps devient volume, chaque émotion se transforme en sculpture. Le carton (matériau simple, populaire, éphémère) enferme l’instant d’un ressenti comme une capsule de mémoire. L’émotion prend corps, mobile, tangible, témoin à la fois du passé et du présent. Avec Panoplies, c’est le costume qui devient langage. Inspirées de Shakespeare (Comme il vous plaira), ces oeuvres interrogent l’habit comme masque social, comme rôle endossé au quotidien. Présentées telles un semainier, façonnées en papier calque (à la fois solide et fragile), les panoplies gardent la mémoire d’une tâche, d’une mission, d’une identité éphémère. Elles révèlent ce que nous choisissons de montrer, et ce qui demeure dissimulé. Deux expositions, deux manières d’incarner l’intangible : l’émotion transformée en matière et le rôle social figé dans un costume. Et vous ? Comment matérialiseriez-vous l’infini de vos ressentis, ou la panoplie que vous portez chaque jour ?