Formé auprès d’Heinrich Neuhaus à Moscou, Boris Petrushansky, figure majeure du piano russe, propose un dialogue subtil entre l’intériorité romantique de Schumann et la grandeur picturale de Moussorgski. L’Arabeske et l’Humoreske de Schumann déclinent les éclats de l’âme avec délicatesse. Avec les tableaux d’une exposition, Moussorgski transforme une promenade imaginaire en fresque sonore monumentale, où l’intimité côtoie la solennité, parfaite pour l’acoustique intimiste du Château de Montmaur.