Pour que les Haut-Alpins puissent rester vivre à domicile, il faut pouvoir disposer de professionnels capables d’assurer les interventions dont ils ont besoin. Or le secteur, qui représente à lui seul 20 % des emplois des Hautes-Alpes, peinait à recruter des professionnels en nombre suffisant.
Le Département a donc mis en place un volant d’actions dont l’objectif est de rendre ces métiers plus attractifs et de fidéliser les salariés. Il a mobilisé les différents acteurs du territoire et, avec eux, a développé l’offre de formation et fait la promotion de ces métiers. Il a organisé des événements destinés à informer le grand public et susciter des vocations. La dernière édition de la « Journée des métiers du soin, de l’accompagnement et de la petite enfance » a rassemblé plus d’une centaine de professionnels. Plus de 500 visiteurs sont venus à leur rencontre.
En 2022, la création de la Commission d’aide au recrutement et à la fidélisation (Carf), en partenariat avec l’État et l’Agence régionale de santé, a aussi donné un coup d’accélérateur à la visibilité des métiers et au recrutement des professionnels du secteur médico-social, élargi en 2024 aux métiers de la petite enfance, qui connaissent les mêmes problématiques d’attractivité et de fidélisation. Ces efforts portent leurs fruits, avec des retombées sur les candidatures, désormais plus nombreuses.
Des mesures incitatives
D’autres mesures incitatives, financées par le Département, y ont contribué : « La mise en place d’une flotte de véhicules pour faciliter les déplacements et une meilleure considération salariale via l’attribution de primes », détaille Pascal Lissy, président de la fédération ADMR des Hautes-Alpes. Celle-ci emploie 400 salariés, répartis sur tout le département dans une quinzaine d’associations locales, et fait partie des acteurs qui transforment la politique départementale en actions concrètes sur le territoire.
« Le travail a aussi été réorganisé, avec la mise en place d’équipes de proximité et de référents métiers. Notre dynamique s’inspire et s’enracine dans ce qui est fait par le Département, analyse Pascal Lissy. Ce qui fait la force de notre relation, c’est qu’aucune personne ayant un besoin par rapport à son autonomie n’est écartée. Grâce à lui, nous posons des fondamentaux de grande qualité. »
Le regard du grand public sur ces métiers évolue, selon lui, en particulier celui des jeunes. « Il se passe quelque chose », assure-t-il. S’il manque encore des candidats dans certains parties du département, c’est davantage lié, d’après lui, à des caractéristiques saisonnières spécifiques. Le combat pour la reconnaissance de ces professions n’est cependant pas terminé. Le Département et ses partenaires restent mobilisés.
Cet article est extrait du Magazine Hautes-Alpes le Mag
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Magazine départemental: Hautes-Alpes le Mag n°81 Janvier 2026