Aménagement du territoire : La chapelle du château de Lesdiguières préservée des affres du temps

Il a ses défenseurs. Mais aussi ses détracteurs. Clivant ou rassembleur, il est un fait indéniable : le duc de Lesdiguières a inscrit son nom dans l'Histoire.

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Dessin en noir et blanc qui représente la chapelle du château de Lesdiguières au Glaizil - Agrandir l'image, fenêtre modale
Un projet qui répond à de nombreuses contraintes de conservation du patrimoine. ©Croquis Sylvestre Garin, architecte du patrimoine

Une histoire dont les derniers vestiges résistent tant bien que mal aux affres du temps. Au Glaizil, où, à la fin du XVIe siècle, François de Bonne, dernier connétable de France, fait ériger son château. Domaine qui n’est désormais plus que ruines.

Dans ce contexte, les travaux qu’est sur le point d’y entreprendre le Département* ont le goût du devoir de mémoire. Un devoir soutenu par un budget prévisionnel de 250 000 €. Une somme qui dictera des arbitrages prévus courant mai.

Est ainsi envisagée la pose d’une toiture provisoire (bac en acier sur une charpente bois). Non pas dans le but de restaurer la chapelle des lieux, mais pour la préserver et ne pas réduire à néant ce qui a déjà été réalisé au fil des campagnes.

Sous l’œil de la Drac

Du provisoire, mais pas n’importe comment, le site étant classé. La direction régionale des affaires culturelles, la Drac, garde ainsi un œil sur le déroulé des opérations. Du cahier des charges techniques, aux compétences suffisantes des entreprises qui y officieront (obligatoirement spécialisées dans le bâti ancien et justifiant d’une expérience d’au moins 5 ans).

Si tout se déroule comme prévu, elles se mettront à l’œuvre dès cet été, sous la direction de l’architecte du patrimoine retenu. Et hasard de la commande publique, il s’agit de celui qui avait conduit les précédentes opérations, il y a plus de 20 ans pour la première.

Autre ambition ? Refaire le barriérage au niveau de l’enceinte du château. Si d’un point de vue sécurité tout est OK en l’état, la volonté est de redonner ses lettres de noblesse à ce site chargé d’histoire. En ruines pour la plus grande partie. Mais toujours là et digne d’être sauvegardé à l’aune des 400 ans de la mort de celui dont le souvenir résonne encore dans les allées du musée du Louvre.

*Propriétaire depuis 2001

Stéphanie Cachinero

Les aides et services en faveur de l’aménagement du territoire

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