Routes et mobilités, Sports : Tour de France : visite de reco avant le grand jour

Des mois avant l’arrivée du peloton, ils traquent le moindre défaut sur les routes de la Grande Boucle. Leur mission ? Coordonner la sécurisation des trois étapes qui s’invitent dans les Hautes-Alpes. Immersion avec « le binôme Tour de France » du Département.

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Un homme et une femme dans une voiture. - Agrandir l'image, fenêtre modale
Les M. et Mme Tour de France du Département à à l’affut du moindre ©Stéphanie Cachinero / Département des Hautes-Alpes

Étape 19*, Gap/l’Alpe-d’Huez. Enfin pour ce qui concerne les Hautes-Alpes, entre la montée de Bayard, juste avant d’entamer les virages direction Grenoble, et un peu après Saint-Didier-en-Dévoluy. Une soixantaine de kilomètres que commencent à bien connaître Johanna Bucceri, à la tête de l’Antenne technique de Saint-Bonnet, et Bastien Benoit-Cattin, responsable exploitation et équipement de la route, « les Mme et M. Tour de France pour les Hautes-Alpes ».

Parfois « ça pose question »

Leur mission : sécuriser le passage du Tour en terre haut-alpine. Mais pas que : prévoir des déviations, faire le lien avec la préfecture, les Antennes techniques (AT), les communes, forces de l’ordre…

Pour accompagner le binôme dans leurs pérégrinations, Geoffrey Goury, responsable d’exploitation au sein de l’AT champsaurine. Sur ses genoux, un tableau répertoriant tous les points sensibles repérés cet hiver avec Johanna. L’angle trop saillant d’une maison ici, un peu plus loin un parapet, un trottoir par là. Tout ce qui peut devenir un dangereux obstacle pour un peloton lancé à toute berzingue ou une échappée qui prend son envol.
« Ici, pour fermer la jonction avec la RD 14, près de l’oratoire, on a prévu 6 GBA (blocs en plastique rouge et blanc) », lance Geoffrey. Johanna et Bastien opinent du chef. Pas de débat, mais parfois « ça pose question ». Warnings qui clignotent. Personne derrière, la voiture s’immobilise.

Bref échange : « – Là on est dans une montée, logiquement les coureurs ne prendront pas cette trajectoire. D’autant que c’est assez éloigné de la chaussée. – Je suis assez d’accord. – Moi aussi ». Tout le monde tranche d’une voix : « Pas besoin de botte de paille de sécurisation ici. » Et une de moins. Optimiser, le maître mot. « La veille, sur l’étape 18, les routes ne rouvriront qu’à 19 h 30, ce qui laisse peu de temps avant la fin de service des agents. On ne pourra faire rapatrier et mettre en place qu’une quarantaine de bottes en temps voulu le lendemain matin », explique la responsable d’Antenne. Le compte est bon.

Col du Noyer, changement. Sophie Parigot, adjointe au responsable de l’Antenne technique du Buëch, prend la place de Geoffrey. 3e « visite de reco » pour elle. Son périmètre ? La deuxième partie de l’étape 19. Les zones à sécuriser s’enchaînent sans encombre jusqu’au panneau qui marque la frontière avec l’Isère. 40 bottes au compteur de son côté.

Haro sur les graffitis

Côté finance justement ? Une enveloppe commune de 10 000 €, notamment pour l’achat des sacs poubelles qui seront installés par les agents où l’on attend du monde, les pots de peinture qui seront dégainés pour effacer les graffitis intempestifs, et les pochoirs à l’effigie du logo du Département. Comme une signature sur l’enrobé noir, une tradition sur le Tour.
Pour ce qui est du fauchage des accotements, là aussi tout est organisé. Reste encore quelques réunions avec la préfecture et les forces de l’ordre qui gèreront les restrictions de circulation. Et avec les AT qui se chargeront de peaufiner leurs enrobés pour la course et déploieront des équipes en faction le jour J. À ce propos en cas d’intervention, elles ne pourront circuler que dans le sens de la course. Les 23, 24 et 25 juillet le peloton roulera sous l’œil des caméras, mais aussi sous celui des agents du Département.

*L’étape 19 se déroulera le 24 juillet.

Stéphanie Cachinero

Les aides et services en faveur des routes et de la mobilité

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