Économie, Laboratoire départemental : Montée en puissance de la PCR, labo véto dans une nouvelle ère

Après la santé animale, les analyses PCR* montent en puissance du côté de l'hygiène alimentaire. De quoi permettre au labo vétérinaire de répondre présent face à une demande en forte hausse, au nom de la santé publique.

Publié le – Mis à jour le

Une femme en blouse blanche devant une machine de laboratoire. - Agrandir l'image, fenêtre modale
Un équipement de dernière génération pour les test PCR en hygiène alimentaire. ©Stéphanie Cachinero / Département des Hautes-Alpes

Un chiffre d’affaires multiplié par deux. Une manne financière en hausse reventilée vers des missions de service public. Voilà ce qui se joue actuellement au Laboratoire départemental vétérinaire et d’hygiène alimentaire.

Tout a commencé en janvier 2025, lorsqu’un client d’envergure est venu frapper à la porte du service hygiène alimentaire. Une fromagerie. La demande : tester son lait et ses fromages destinés à l’export. Une subtilité qui demande de recourir obligatoirement à la méthode PCR* pour la détection d’une forme bien spécifique d’Escherichia coli. Une méthode que le labo maîtrise et utilise depuis 2013, en matière de santé animale dans le cadre de la recherche de virus et autres bactéries.

Le hic ? Les volumes qui, avec l’arrivée de ce nouveau client, ont explosé, quasi du jour au lendemain.

Un plus pour l’économie locale

Investir dans une deuxième machine (thermocycleur de son petit nom), dédiée au service hygiène alimentaire et spécialement à la recherche d’Escherichia coli, s’est imposé. Coût de l’investissement ? 17 000 €.

Et depuis quelques mois, ces deux gros cubes (l’un destiné à casser la séquence ADN d’un échantillon, l’autre à l’amplifier en la multipliant afin de faire ressortir, le cas échéant, la présence du pathogène ciblé) dessinent, tous les lundis, de belles courbes révélant ou non la présence d’Escherichia dans le lait et le fromage des clients du labo.

En cas de suspicion, l’échantillon poursuit sa route vers un laboratoire tiers. Histoire de confirmer (ou affirmer) officiellement la contamination.
Une étape dont le Labo pourrait bien se passer dans les mois, années à venir pour ce qui est de la Listéria et des salmonelle. Une demande auprès du Comité français d’accréditation est, en effet, à l’étude.

Haute technologie en matière d’hygiène alimentaire

Mais pour cela, les équipes du labo poursuivent leurs tests afin d’appliquer la méthode PCR à ces mêmes salmonelles, sans oublier la Listéria. « En la matière, la PCR nous permettra de gagner entre 24 et 48 heures », confie Pierre-Louis Heus, vétérinaire à la tête du labo. Un temps précieux sur une chaîne de transformation et un processus d’expédition de marchandises. Un bénéfice incontestable pour l’économie haut-alpine.
Et de quoi propulser le labo vétérinaire départemental dans une autre dimension qui ne ménage pas ses efforts dans le but de fournir un package complet de haute technologie en matière d’hygiène alimentaire.

*Polymerase Chain reaction, ou réaction de polymérase en chaîne. En gros, l’idée est de détecter le matériel génétique d’un être vivant, animal ou végétal après une amplification de ce matériel.

Stéphanie Cachinero

Tarifs et conditions générales de vente

Nous contacter

Ce contenu vous a-t-il été utile ?