Messieurs, ça peut aussi vous concerner : le cancer du sein jette son dévolu sur vos glandes mammaires dans presque 1 % des cas. Dépistages, prévention, cancer du sein. Et si, ce qu’on vous souhaite, il vous laisse tranquille, alors faites-vous ambassadeur auprès de madame. Car ce cancer du sein se hisse sur la première marche d’un funeste podium, celui du plus létal chez la femme.
D’ailleurs, mesdames, pour fêter vos 50 bougies, la Sécu vous envoie une lettre pour un dépistage gratuit. Et il en sera ainsi tous les 2 ans pendant un bon moment. « C’est ce qu’on appelle le dépistage organisé », précise Delphine Benoit, médecin aux rênes du Centre de santé sexuelle du Département.
Dépistage qui en l’occurrence s’adresse systématiquement à toutes les femmes connues des caisses d’assurance maladie. Aux manettes de ce dépistage dans les Hautes-Alpes et en région Provence-Alpes-Côte d’Azur ? Le Centre régional de dépistages des cancers Sud-Paca. Et la prévention, ça ne commence pas à 50 ans.
Plus tôt on acquiert une bonne connaissance de son corps, plus on est à même de repérer rapidement ce qui ne va pas.”
Delphine Benoit, médecin responsable du Centre de santé sexuelle
Mais « dès qu’une jeune femme commence à avoir de la poitrine. Plus tôt on acquiert une bonne connaissance de son corps, plus on est à même de repérer rapidement ce qui ne va pas. Lorsque les femmes viennent me consulter au Centre de santé sexuelle, la palpation mammaire fait partie intégrante du bilan médical que je prodigue aux femmes », souligne Delphine.
Une histoire de santé publique
Raison pour laquelle, avant même de faire l’expérience de la toute première mammographie, l’autopalpation et le fait de prendre le temps de regarder attentivement ses seins dans le miroir s’avèrent essentiels.
Prévenir plutôt que guérir, c’est aussi une histoire de santé publique. Les avantages ? Être en mesure d’intervenir rapidement en cas de souci. « Un cancer du sein détecté précocement, c’est 99 % de taux de survie à 5 ans. Cela implique aussi des traitements plus légers, donc moins invasifs et douloureux. On peut même éviter l’ablation mammaire », détaille Delphine. Et chose non négligeable, « ça coûte moins cher à la société ».
Mais, quels sont les signes qui doivent nous mettre en alerte ? « Un sein rouge, qui gratte, chaud, ou si une plaie ne se referme pas, si une forme bizarre ou une plaque qui pourrait ressembler à de l’eczéma apparaît. Il faut alors consulter son médecin ou son gynéco ou prendre rendez-vous au Centre de santé sexuelle », déroule Delphine.
Morale de l’histoire, s’il devait y avoir une, mesdames, les filles, montrez vos seins et palpez-les un maximum. C’est pour la bonne cause.
Stéphanie Cachinero