Le secteur agricole se porte bien dans les Hautes-Alpes. En témoigne la surface dédiée à cette activité qui occupe un tiers du territoire. Près de 140 000 hectares sont cultivés – soit l’équivalent de plus de 265 000 terrains de football –, dont une bonne part en bio.
Signe de bonne santé, le nombre d’exploitants est stable depuis une dizaine d’années. Le département compte aujourd’hui quelque 1 668 structures agricoles, dont un bon nombre sont tournées vers l’élevage.
Les Hautes-Alpes peuvent s’attribuer le titre de premier département bio français, eu égard aux parts de surfaces agricoles certifiées « agriculture bio » ou en conversion. Elles représentent 38,3 % de sa surface agricole totale, soit 34 458 hectares répartis sur 508 exploitations. Un niveau largement supérieur à la moyenne nationale, qui atteint 10,1 % seulement.
Les cultures traditionnelles ne sont pas en reste. La filière s’est métamorphosée au fil du temps en se positionnant sur les segments à plus grande valeur ajoutée pour assurer sa pérennité. Un dynamisme encouragé et soutenu par le Département, via notamment son Projet alimentaire territorial (PAT). Ce label, attribué par le gouvernement, est destiné à favoriser une agriculture et une alimentation locales, durables, favorables à la santé et accessibles à tous.
Des filières qui se réorganisent
« Grâce aux actions menées dans ce cadre, nos concitoyens ont à leur disposition des aliments de qualité, à un coût permettant à nos producteurs locaux de vivre décemment de leur travail », souligne Jean-Marie Bernard, le président du Département. Un cercle vertueux voué à perdurer puisque le PAT des Hautes-Alpes, animé par l’Agence de développement et la chambre d’agriculture départementale, a récemment obtenu le niveau 2 du label. L’objectif est désormais de poursuivre et d’intensifier les actions initiées, dont celles concernant la lutte contre la précarité alimentaire.
Le Département soutient spécifiquement certaines filières agricoles comme l’arboriculture, première source de richesse agricole du territoire. La collectivité est mobilisée de longue date en faveur du renouvellement du verger haut-alpin. Dans ce cadre, des subventions sont octroyées aux exploitants pour les aider à s’équiper en systèmes de protection contre les aléas climatiques (filets paragrêle, systèmes antigel, solutions d’irrigation plus économes en eau…), indispensables pour adapter leur activité et assurer une production fruitière de la meilleure qualité possible.
Le Département est également pleinement impliqué auprès de la filière lait. Celle-ci retrouve des couleurs ces dernières années, après avoir traversé plusieurs décennies de crise impactant fortement les éleveurs. Si l’installation de transformateurs fromagers a permis de relancer l’activité, la production de lait demeure encore insuffisante pour répondre à la forte demande de produits laitiers locaux.
C’est pourquoi la collectivité débloque des aides à destination des personnes désireuses d’implanter une exploitation laitière dans les Hautes-Alpes ou d’en reprendre une existante. L’accompagnement du Département ne se limite toutefois pas aux premières étapes de développement des projets agricoles. En plus de son investissement de l’installation jusqu’à la structuration, il est présent aux côtés des exploitants pour promouvoir leurs produits, notamment au Salon international de l’agriculture, où une délégation haut-alpine tient un stand chaque année depuis plus de dix ans.
Répondre aux critères d’hygiène et de sécurité
Afin de boucler la boucle, le Département met un point d’honneur à ce que tout ce qui est produit dans les Hautes-Alpes réponde aux critères d’hygiène et de sécurité des procédés de fabrication alimentaires. Une mission qui est confiée au laboratoire départemental depuis 1969. Son équipe de 24 salariés contrôle aussi bien le lait et les produits laitiers des exploitations et fromageries locales que les produits alimentaires vendus ou distribués dans les commerces de bouche (boulangerie, boucherie, épicerie, etc.), supermarchés et même restaurants. Une surveillance pointue qui s’intensifie, garante de leur bonne qualité et donc gage de confiance pour les consommateurs, qui peuvent manger l’esprit tranquille.
Cet article est extrait du Magazine Hautes-Alpes le Mag
-
Magazine départemental: Hautes-Alpes le Mag n°80 Octobre 2025
Consultez aussi…
-
Culture, Environnement: Quand le Musée passe au crible son impact environnemental
-
Environnement: Sur les sentiers, à la faveur de l’automne
-
Aménagement du territoire, Culture, Environnement, Sports: Un jeu pour découvrir le Noyer, grand col au cœur sensible