Le Département : Arasfec : 40 semi-remorques pour l’Ukraine

Depuis 2022, les bénévoles de l’association gapençaise Arasfec ont acheminé par camions des milliers de mètres cubes de matériel collecté dans le département et au-delà, pour aider les populations en guerre. Le quarantième est arrivé à destination en septembre.

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©Arasfec

Les bénévoles de l’Association régionale d’aide sociale familiale et d’échanges culturels (Arasfec) déchargent le contenu d’un semi-remorque à Tchernihiv, ville ukrainienne détruite à 70 % par les bombardements russes. Henry David, président de l’association, et son épouse franco-ukrainienne, Elena, sont présents, comme toujours.

L’Arasfec, dont le siège est à Gap, se revendique comme la plus importante association française d’aide à la population ukrainienne. Ce camion est le quarantième à avoir parcouru les 2 500 kilomètres qui séparent les Hautes-Alpes de l’Ukraine. Sur place, des associations locales prennent le relais et approvisionnent aussi d’autres villes. En trois ans, l’association a rassemblé plus de 3 500 mètres cubes d’objets de toute nature et de toutes tailles : allumettes, réchauds, pansements, béquilles, fauteuils, lits, draps, etc. Elle a ainsi équipé plusieurs hôpitaux. Les camions ont aussi servi à transporter un piano et un tracto-pelle. Cette fois, le semi-remorque a transporté un four à pain offert par un boulanger de Chorges.

La solidarité des Haut-Alpins

Venir en aide à ce pays s’est imposé comme une évidence pour Henry David, qui collecte tout ce qui peut être utile et se charge de l’apporter sur place. « Ces gens-là n’avaient plus rien. J’ai dit à mes copains de l’Argentière qu’on devait absolument faire quelque chose, raconte-t-il. C’est comme ça que nous avons fait le premier voyage. »

Henry et Elena David savent qu’ils prennent parfois des risques, mais ils préfèrent ne pas y penser et retenir la solidarité que leur témoignent les Haut-Alpins, à commencer par le Département et son président, soutiens de la première heure avec une aide financière, logistique et en communication. « On a souvent peur, mais c’est notre façon d’attirer l’attention pour que les gens nous fassent des dons », justifient-ils.

L’Arasfec recherche toujours des bénévoles pour lui prêter main-forte. Elle a aussi besoin de soutiens financiers pour l’acheminement des dons. Elle poursuit sans relâche sa collecte de matériel, prioritairement médical, à lui apporter « au pied du camion ».

Cet article est extrait du Magazine Hautes-Alpes le Mag

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