Aménagement du territoire, Jeunesse : À la recherche de la fuite mystère au gymnase de Guillestre

Le souci ? Une fuite dans la toiture du gymnase du collège de Guillestre. La mission ? Savoir d'où elle provient, évidemment. Comment ? Grâce à une machine à fumigène. Une opération peu habituelle qui s'est déroulée fin septembre.

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Trois hommes sur un toit en mélèze. - Agrandir l'image, fenêtre modale
Là où la toiture libèrera la fumée de la machine, sera la fuite. ©Stéphanie Cachinero / Département des Hautes-Alpes

Recouvert d’un bardage en mélèze aux ruptures de pente aussi nombreuses que redoutables, le gymnase du collège de Guillestre a de l’allure. Une esthétique agréable à l’œil qui n’est pas sans donner du fil à retordre dans cette affaire. Quelque temps plus tôt, la comcom’ du Guillestrois Queyras, en charge de l’exploitation du bâtiment fait part d’une fuite au Département, propriétaire des lieux. Rien de franc, rien de constant. Curieux.

Pour résoudre ce mystère, le service Entretien et exploitation des bâtiments fait le choix d’une méthode peu commune, mais ayant déjà fait ses preuves au collège de La Bâtie-Neuve : l’utilisation d’une machine à fumigène. Là où sortira la fumée se trouvera la fuite.

Mer de mélèzes et ruptures de pente

Mais la configuration des lieux s’annonce un peu comme un défi ici : une mer de planches en mélèze qui recouvre un toit où les ruptures de pente sont légions. « On est à peu près à l’aplomb de l’endroit où une flaque se forme de temps en temps. De façon aléatoire. Sans vraiment de logique », explique Ludovic, agent de la comcom’. Le pied-de-biche se met à l’œuvre, histoire de déposer quelques planches. Pas le choix pour savoir ce qu’elles cachent.

La découverte complique encore un peu plus la tâche révélant au grand jour une structure d’étanchéité en travées bien dissociées les unes des autres.

« Il faut qu’on teste à plusieurs endroits, vu que la toiture ne forme pas de zone continue et homogène », préconise Christophe Guindou, gestionnaire de patrimoine. Dans ces conditions, autant chercher une aiguille dans une meule de foin.

Mais la chance passait par là ce jour-là et au premier essai, une volute s’échappe. Rien de très marqué, mais de quoi tirer le fil et pousser quelques investigations qui ont fini par payer : la constatation d’une fragilité, sérieuse candidate sur le banc des accusés. Point de situation, échange avec l’expert en étanchéité mandaté.

Découpe de poutres, ancrages à revoir. Les idées qui se répondent, une solution moins invasive et bien plus efficace se dessine : reprendre l’étanchéité de la poutre litigieuse dans son intégralité. Balance des pour et des contre. Proposition validée sur le principe côté Département. Affaire à suivre.

Stéphanie Cachinero

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