Grippe porcine : le Labo vétérinaire sur le pont

Elle a été décrétée ennemie public numéro 1 par l'Organisation mondiale de la santé animal. La peste porcine africaine, capable de mettre en péril l'intégrité alimentaire de pays entiers, a été détectée en Italie, où plusieurs cas de sangliers infectés ont été répertoriés à moins de 100 km des Hautes-Alpes, l'un des derniers remparts contre la maladie.

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De quoi pousser les autorités [État, Office français de la biodiversité (OFB), filière élevage, fédérations de chasse, etc.] et le Laboratoire vétérinaire des Hautes-Alpes à passer en alerte rouge. Et à se mobiliser pour empêcher le virus de pénétrer sur le sol français.

S'il parvenait à franchir la frontière, il pourrait menacer l'ensemble de la filière porcine tricolore, et même avoir raison la totalité de le production haut-alpine : « cela pourrait représenter un impact économique d'1 milliard d’euros par trimestre », confie Dominique Gauthier, directeur du Labo.
Une cellule de crise, dont fait partie Dominique, est d'ailleurs en train d'élaborer un plan de prévention en prévision du printemps, période durant laquelle les mouvements de hardes s'intensifient, à la faveur de la fonte des neiges.

Parmi l'arsenal d'outils à mettre en place, l'observation et la réalisation de prélèvements prendra une place particulière. Un cycle de formations (notamment pour apprendre à manipuler les cadavres de sangliers sans risque de propagation), assurées par Dominique Gauthier, a d'ailleurs débuté début février. Formations à destination des agents partenaires, y compris les agents des routes du Département, parfois amenés à sécuriser des carcasses d’animaux gisant sur la chaussée du réseau départemental.



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