Petite chouette hulotte rousse reprend son envol, grâce à deux agents des routes

Deux agents du Centre technique du Monêtier-les-Bains ont assisté, jeudi 13 janvier, à la remise en liberté d’une petite chouette hulotte. Un mois plus tôt, ils lui sauvaient la vie. Récit d'une aventure aussi belle que peu commune. (PhotoPhoto : Cyril Coursier PNE)

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«Une petite contribution en faveur de la faune sauvage. » « Un beau moment. » Voilà comment Maud Asselin et Erwin Salle, respectivement agent d'exploitation et agent d'exploitation saisonnier au Centre technique (CT) du Monêtier-les-Bains, résument leur belle aventure, au moment où leur petite protégée déploie ses ailes, direction la liberté, au Casset, jeudi 13 janvier.

Tout avait commencé un mois plus tôt. Aux alentours de 6 h 30, sur le chemin du retour de leur patrouille hivernale, à proximité du pont de l'Alpe. Erwin aperçoit une espèce de boule marron clair sur la chaussée. En passant à sa hauteur, Maud distingue un oiseau mal en point.

L’animal a l'air davantage mort que vif. Erwin s'approche les mains gantées. Le volatile respire encore. Il s'en saisit délicatement. « Quand elle a retourné la tête, j'ai vu que c'était une chouette. Je ne savais même pas que nous en avions par-là », confie-t-il.

Pas question pour les agents de laisser cette petite rescapée en proie à un funeste sort. « Si nous l'avions laissée, elle serait morte. Des animaux, on en voit souvent, mais la plupart du temps nous ne pouvons plus rien faire pour eux. »
Maud et Erwin décident alors d'accueillir le rapace dans l'habitacle de leur saleuse. « C'est un tout petit animal, mais au chaud elle reprenait des forces. Du coup, il fallait vraiment bien la tenir », se souvient Maud.

Un plumage hors du commun

Alain Faust, chef d'équipe d'exploitation du CT de La Grave, est prévenu. Dans la foulée, il prend attache avec le parc des Écrins, dont les bureaux du secteur de Briançon-Vallouise se trouvent à deux pas. « Il s'agissait d'une chouette hulotte au plumage roux ce qui est peu commun. Elle est restée deux nuits chez nous et a ensuite été prise en charge par Michel Phisel, à la tête du centre de soin spécialisé dans le faune sauvage, 04-05 Aquila. Elle y est restée près d'un mois. Maigre et affaiblie, elle ne souffrait toutefois d'aucune blessure grave », détaille Hélène Quellier, responsable parc, pour le secteur Briançon-Vallouise.

La suite ? « Il nous a été proposé de participer à une formation avec Michel Phisel afin d’apprendre à manipuler les animaux sauvages que nous pourrions rencontrer sur le terrain », s'enthousiasment Maud et Erwin. De quoi leur permettre d'apporter de nouveau leur « contribution à la faune sauvage ». Qui sait ?