Un Service public de l’insertion et de l’emploi au plus proche du territoire

Fin juillet, l’État lançait un deuxième appel à manifestation d’intérêt afin d’accélérer le déploiement du service public de l’insertion et de l’emploi dans les territoires. Une initiative en prise directe avec la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté. Le Département souhaite faire partie de cette « deuxième vague ». Comment ? Pourquoi ? Éléments de réponse.

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L'idée ? Déployer des Services publics de l'insertion et de l'emploi (Spie) sur tous les territoires, en fonction de la réalité du terrain et des spécificités locales. L'objectif ? Permettre à toutes les personnes éloignées du monde du travail (bénéficiaires du RSA, jeunes, personnes en situation de handicap…) de (re)trouver une place dans la société par le biais de l'emploi. Comment ? Grâce à « un accompagnement personnalisé », met en avant l’État dans son deuxième appel à manifestation d’intérêt, lancé fin juillet 2021.

Une exigence qui a tout de suite fait écho au sein du service Insertion du Département qui, depuis l'été 2019, a multiplié les actions dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté (voir notre dossier du Flash infos de mai 2021). Stratégie qui doit être considérée comme la matrice des futurs Spie, dont les Départements seront désignés chefs de file ou pilotes. « Cette méthode a l'avantage d'impliquer au maximum les acteurs et de créer une dynamique positive », souligne Mohamed Moudine, chef du service Insertion du Département.

Une centaine de participants

Ainsi, les maîtres-mots seront, dans les Hautes-Alpes, coopération et retour d'expériences. En effet, la création du Spie s’appuiera, notamment, sur les avancées obtenues au niveau départemental* en matière de prise en charge des bénéficiaires du revenu de solidarité active (BRSA) haut-alpins. Depuis le début de l'année 2021, l'accompagnement personnalisé des nouveaux BRSA dès leur entrée dans le dispositif a bondi de 57 %.

En résumé, le Spie haut-alpin pourrait s'approcher de ce qui a été mis en place au profit des BRSA, avec l'ambition de l'étendre à toutes les personnes en difficulté, afin de leur permettre de raccrocher les wagons de la société par le biais de l’insertion.
Comment cela se traduira dans les faits ? Tout reste à construire. Ou plutôt coconstruire avec la centaine de partenaires qui travaille déjà avec le Département, mais de façon plus segmentée : services décentralisés de l'État, Pôle emploi, chambres consulaires, Maison des solidarités, Maison de l'autonomie, monde de l'entreprise, acteurs associatifs intervenant dans les domaines de l'hébergement d'urgence, de l'insertion par l'activité économique, etc.

Pour y parvenir, le service Insertion du Département a accueilli et coorganisé avec les services de l'État des ateliers de travail répartis en huit thématiques (économie, emploi, entreprises ; social, santé, logement, etc.), durant tout le mois de septembre.

Lors de chaque demi-journée, une vingtaine de participants s'est réunie pour échanger, confronter ses idées, pointer ses difficultés et tenter de trouver des solutions pour y pallier : meilleure coordination entre les acteurs, volonté de fluidifier leurs relations par le biais d'outils communs (qu'il reste encore à définir). Le tout dans un seul but, proposer, à terme, aux usagers un dispositif plus simple et plus cohérent. De quoi améliorer leur adhésion et les motiver à devenir acteur de leur propre destin.

Le service Insertion s'est ensuite mobilisé sur la restitution de l’ensemble de ces ateliers de travail. Il sera chargé de l'envoi, au plus tard le 11 octobre, de l'appel à manifestation d'intérêt finalisé. Réponse de l'État attendue en décembre.

* Pour rappel, la thématique du RSA fait partie des compétences majeures du Département.