Une résidence d'artistes au Départerment, c'est quoi ?

Au Département, les résidences d'artistes sont bien ancrées dans les mœurs. Depuis 2014, avec le Cedra et 31 artistes soutenus. Depuis plus de 18 ans, au Musée-muséum départemental, à raison de 5 à 10 « élus » par an. Deux lieux pour deux styles, mais un point commun : soutenir et développer la création artistique, dans tout ce qu’elle a de plus protéiforme.

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Du côté du Cedra, c'est au château de Montmaur que ça se passe. Après appel à résidence, en direction exclusivement d’artistes haut-alpins, qu’ils soient musiciens, plasticiens, danseurs ou comédiens, qu’ils appartiennent à un groupe, une compagnie ou qu'il soit en solo. Une fois sélectionnés, le château leur ouvre ses portes durant une semaine, au cours des mois de juin et de septembre. « On leur donne accès à tous les espaces afin de leur permettre de laisser libre cours à leur créativité, sans contrepartie. On leur offre du temps hors du temps. Cela est d'autant plus important, que dans les Hautes-Alpes, il y a peu de lieux de ce genre, alors qu'il y a une vraie demande », explique Mariane, conseillère arts visuels au Cedra.

En parallèle, le Département gratifie les résidents d'une indemnité de 150 € avec prise en charge du logement et des repas pour ceux basés à plus de 30 km du château.

Accueil et soutien financier

Pour ce qui est du Musée-muséum départemental des Hautes-Alpes, les résidences se font au fil des opportunités, de la pertinence des projets (et des crédits disponibles). Ayant lieu aussi bien intra qu’extra-muros, elles concernent les artistes tout comme les scientifiques, venus de nos contrées et au-delà. Les résidents bénéficient d'une indemnité de 500 €, d'une prise en charge de leurs frais de déplacement et de logement. D'une durée de 3 à 15 jours, les résidences aiment à croiser les regards et métisser les disciplines. À l'image de cette collaboration entre la plasticienne Marie-Sophie Koulischer et la botaniste Catherine Schlouck qui ont expérimenté et mélangé leur savoirs et savoir-faire. « Le Musée a joué le rôle d’activateur de projets, de pépinière de talents que nous remarquons », confient d'une voix Frédérique, la directrice, et Gisèle, chargée du service des publics.

Une philosophie qui a aussi permis la rencontre entre le sculpteur marseillais Dominique Angel, connu pour ces installations, et la Haut-Alpine Pascale Sylva, plasticienne et art-thérapeute. « Lui a 75 ans, elle la quarantaine. Cet aspect intergénérationnel est très intéressant », confient Frédérique et Gisèle.Telles sont les manières dont la créativité prend ses quartiers au Département.


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