Archives départementales : Un bâtiment qui porte en lui une histoire de plus de 56 ans au service de la conservation

Le projet ? Un nouveau bâtiment, plus moderne et plus grand. Une réhabilitation/extension pareille à une véritable transfiguration. Et avec elle, une nouvelle page de l’histoire des Archives départementales, dont les premières lignes ont été noircies il y a plus de 50 ans. Retour en arrière.

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22, route de Rambaud à Gap. Un bâtiment dont l’architecture respire les années 60 fait face au chapeau de Napoléon. Les murs clairs, parsemés de rectangles verts, font grise mine. De l’eau a coulé sous les ponts depuis la pose de la première pierre, il y a plus de 56 ans. Sur la façade principale, un discret panneau sombre. En son centre, des lettres capitales blanches indiquent « Archives départementales ».

C’est là que le service des Archives départementales œuvre depuis que les précieux documents conservant la mémoire des Hautes-Alpes ont quitté la préfecture.

Tout commencé au milieu des années 1960, avec moins d’une dizaine d’agents (contre une vingtaine actuellement) et la construction du bâtiment. Dernier cri à l’époque, avec son premier silo de « magasins de conservation » capable d’abriter 6 km d’archives. Mais d’un autre âge aujourd’hui, loin de répondre aux normes actuelles, qu’il s’agisse des conditions climatiques ou de la gestion du risque incendie. Pas la peine de jouer les oiseaux de mauvais augure. Ce n’est d’ailleurs pas par ce point que la partie originelle des Archives s’est faite remarquer dès les années 1970. Mais par son exiguïté.

Une première extension en 1987

Une saturation annoncée qui a conduit, dès 1987, à de premiers travaux d’extension. De quoi agrandir l’espace de 6 nouveaux km de rayonnages, qui garderont leur place dans le futur bâtiment. Et d’apporter une bouffée d’oxygène de 30 années (à raison de 2 km linéaires remplis tous les 10 ans).

Il n'en reste pas moins que depuis 2017, les Archives sont dans l’incapacité logistique de remplir leur mission de collecte de nouveaux documents à valeur patrimoniale. D’ailleurs, dès que le nouveau bâtiment sera opérationnel, fin 2023, près de 1,5 km linéaire d’archives trépigneront d’impatience pour trôner sur les rayonnages flambants neufs de la route de Rambaud : archives communales, dossiers administratifs et autres minutes de notaires du début du XXe siècle, n'ayant pu être collectées.

Alors, sept directeurs et plusieurs générations d’archivistes plus tard, c’est avec hâte que les équipes attendent le grand « bouleversement ».

Ce que cela changera pour les habitants du quartier ? Leur paysage mais aussi leur histoire avec les Archives. Celle-ci pourrait, dans le cadre des actions culturelles et patrimoniales du service, être retracée au travers d’une exposition composée de photos et, pourquoi pas, de témoignages audio.

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