Une soixantaine de caméras veillent sur les routes

Haro sur les complotistes, Big Brother is NOT watching you ! La soixantaine de caméras réparties sur le réseau routier départemental n’ont « pas vocation à vous espionner », rassure Cécile Mestre, responsable Exploitation et équipements de la route au sein du service Entretien et exploitation de la route.

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Dans le pire des cas, les enregistrements ont une durée de vie de 48 heures et quoi qu’il arrive « il ne nous est pas possible de lire les plaques d’immatriculation des véhicules ni identifier les personnes captées par nos caméras », précise Cécile.

Mieux gérer le réseau routier

Mais alors à quoi servent ces appareils de vidéoprotection, installés pour les premiers dès 2007 ? « L’idée, à la base, est de les considérer comme un outil en soutien à l’exploitation et à la gestion des routes, d’avoir un appui visuel nous donnant la possibilité d’avoir en permanence un œil sur l’état des chaussées, sur les conditions climatiques (présence de neige ou de verglas) et de circulation », explique Cécile.

Mise à disposition des usagers

D’ailleurs, les trois agents de la cellule équipements dynamiques contrôlent en permanence, grâce à l’application métier Traf’X, le bon fonctionnement de chacune des caméras (soucis de connexion, dégradations…), dont le tarif actuel avoisine les 500 €. Y compris le week-end, à tour de rôle. À cette veille numérique s’ajoute de régulières tournées sur le terrain.

Du côté des Antennes et Centres techniques, les agents des routes ont aussi accès aux caméras relevant de leur secteur d’intervention, toujours via Traf’X. Un vrai plus pour la maîtrise du réseau routier dont ils ont la charge, ces concentrés de technologie étant fixés à des endroits stratégiques (routes à fort trafic ou en altitude).

Les images qu’elles filment en quasi-temps réel sont d’ailleurs mises à la disposition des usagers sur le site Inforoute05. « Les Haut-Alpins peuvent ainsi les consulter avant de prendre le volant afin de connaître l’état des routes, à l’instant T », détaille Cécile. Un service apprécié au vu du nombre de connexions qui dépasse les 700 000 pour la seule année 2020.

Fort de ce succès et de son utilité, le réseau de vidéoprotection est appelé à s’agrandir sur les routes du département : « Nous venons d’envoyer à la préfecture un dossier d’autorisation pour 14 nouvelles caméras. Sept d’entre elles prendront place au niveau d’entrées et de sorties de tunnels », confie Cécile. Bien sûr aucun système de vidéoprotection ne pourra jamais se substituer à la vigilance des usagers.


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