L’État donne son « go » au projet alimentaire du Département

Le projet alimentaire territorial (PAT) du Département vient d’être approuvé par l’État. Outre une aide de 90 000 €, une quarantaine d’actions vont très vite pouvoir voir le jour dans un seul objectif : proposer une alimentation saine et locale à tous les Haut-Alpins en développant une agriculture de « haute qualité ».

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Un dossier béton. Aucune place laissée au doute. Une issue favorable attendue avec espoir, désormais officielle. Début mars, l’État a adoubé le projet territorial alimentaire (PAT) des Hautes-Alpes et lui a octroyé une subvention de 90 000 € sur un montant global dépassant le million. Il faut dire que l’Agence de développement, véritable chef d’orchestre dans cette affaire, ne partait pas de zéro pour ce troisième galop d’essai.

35 partenaires

Entre début décembre, date de l’appel à projet lancé par l’État, et mi-janvier lors de la remise du dossier de candidature, l’Agence de développement, Sébastien en tête, est parvenue à mobiliser les troupes en fédérant 35 partenaires (chambres consulaires, collectivités, parc national des Écrins, monde associatif dans les domaines du social et du solidaire, producteurs et agriculteurs etc.), grâce à un réseau construit durant plusieurs années.

Les circonstances étaient aussi favorables à en croire les retours obtenus lors des rencontres organisées par le Département à l’automne dernier avec les nouveaux édiles du territoire : manger bien et local, presque « tout le monde avait cela en tête », se souvient Sébastien. Une tendance accentuée lors de la crise sanitaire liée à la Covid, qui a « souligné la nécessité de renforcer la résilience de notre système alimentaire […], de relocaliser notre agriculture [..] pour un accès à tous à une alimentation saine et durable », expliquait-on sur le site du ministère de l’Agriculture au moment du lancement des appels à PAT.

Autre constat de bon augure, l’existence, sur notre territoire, de précédents à plus petite échelle avec, notamment, les PAT des Baronnies Provençales et du Grand Briançonnais. Et une dynamique aboutissant à des initiatives telles que Soliagri, née lors du premier confinement (achat de produits maraîchers et de viande par le Département aux producteurs et filières locales et ensuite redistribués aux plus fragiles par le biais d’associations caritatives). Tous les signaux étaient au vert.

40 projets concrets

Le PAT, dont l’Agence assurera la mise en œuvre et la coordination, porte en lui 40 projets (à réaliser dans les trois prochaines années), sur fond de développement durable. Parmi eux, Soliagri (qui avait d’ailleurs tapé dans l’œil de l’État au point d’être renouvelée avec son soutien). Mais également, des projets visant à « éduquer les consommateurs, réduire des inégalités d’accès à une alimentation de qualité et durable » ; à mettre sur pied une plateforme de vente en ligne de produit locaux ; « renforcer l’approvisionnement des cantines scolaires en produits locaux de qualité » ; « développer les circuits cours » ; « accompagner la création de l’AOP bleu du Queyras et l’IGP tomme du Champsaur » ; « augmenter le nombre d’exploitations labellisées AB et HVE » ; etc.

Dans ce but, l’échelon départemental s’avère le plus pertinent, permettant d’adopter une vision globale allant de consommateur, au producteur en passant par les filières de distribution. Tout en tenant compte de la diversité des Hautes-Alpes avec ses ovins dans le Dévoluy, ses céréales du côté du Buëch, sa production laitière dans le Queyras et le Champsaur etc. De quoi se constituer un repas 100 % Hautes-Alpes, bon et respectueux de l’environnement. Autre point positif, « grâce au PAT, les porteurs de projets locaux verront leur dossier de subvention remonté en haut de la pile », se réjouit Sébastien de l’Agence de développement.


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