Sensibiliser et informer

Bien plus qu’un droit fondamental du citoyen, l’information sur les risques majeurs par lesquels il est impacté est bel et bien un levier prépondérant de la prévention permettant de limiter les conséquences sur les vies humaines.

L’information du citoyens sur les risques naturels (et technologiques) majeurs est un droit inscrit dans le code de l’environnement aux articles L125-2, L125-5 et L563-3 et R125-9 à R125-27.

L’information légale du citoyen

© EsquissLa prévention des risques majeurs débute par l’information des populations. Les citoyens ont droit à une information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis et sur les mesures de sauvegarde qui les concernent. C’est une phase primordiale de prévention dans laquelle chaque acteur du territoire à un rôle à jouer.

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Document d’Information Communal sur les risques majeurs

© EsquissConcernant les risques naturels, toutes communes soumises à un PPR (prescrit ou approuvé) doivent réaliser un Document d’Information Communal sur les Risques majeurs. Le DICRIM informe les habitants de la commune des risques majeurs, naturels ou technologiques existants, et des mesures de prévention, de protection et de sauvegarde mises en œuvre face à ces risques sur la commune. Le DICRIM reprend les informations transmises par le préfet.

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Une information préventive non-anxiogène mais vraie

© EsquissL'outil de base pour une population adoptant des comportements d’auto-sauvegarde.

Bien que réglementaire, et donc obligatoire, l’information préventive est bien souvent le parent pauvre de la gestion des risques majeurs et constamment négligée par les communes. Les raisons de cette carence peuvent être multiples : désintérêt de la démarche, peur d’inquiéter les populations, peur de faire fuir les touristes, volonté (plus ou moins assumée) de minimiser les risques présents sur le territoire, etc. Cependant, aussi bien les études sur le sujet que les retours d’expérience montrent l’importance de réaliser très régulièrement une information préventive permettant de contribuer à une sauvegarde efficace des populations.

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Culture et mémoire du risque

« On n’avait pas vu ça depuis des siècles », « Ce n’était jamais arrivé jusque-là ». Voilà les phrases que l’on entend systématiquement à la suite d’un événement naturel. Il s’avère qu’en regardant l’histoire, la majorité des phénomènes se sont soit déjà produits sur ces mêmes secteurs (où il n’y avait certes surement pas la même urbanisation).

Ces constats soulignent plus sûrement une absence de mémoire collective sur ce qui est déjà survenu au cours des décennies ou siècles passés. Cela renvoie à des questions plus générales. N’a-t-on pas accru notre vulnérabilité face aux phénomènes naturels récurrents en oubliant certains principes fondamentaux de constructibilité aux abords des cours d’eau ? L’environnement naturel a ses contraintes, les a-t-on oubliées aussi ? Les enjeux de la mémoire renvoient donc plus largement à ceux de la connaissance et de la culture des événements naturels destructeurs. Travailler à leurs développements est aujourd’hui un des enjeux de la politique de prévention des risques naturels.

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