L’assistant familial

L’Assistant Familial est recruté par le Département des Hautes-Alpes dans le cadre des missions qui lui sont dévolues en matière d’Aide Sociale à l’Enfance (ASE).

Employé par le Département des Hautes-Alpes et exerçant, de ce fait, une mission de service public, l’Assistant Familial a la qualité d'agent contractuel de droit public des collectivités territoriales.

Il est à noter, toutefois, que l’Assistant Familial bénéficie de dispositions statutaires et réglementaires spécifiques qui lui sont applicables, eu égard au caractère spécifique de sa profession (emploi à domicile).

L’Assistant Familial est affecté au Service Enfance et Famille (SEF), service rattaché à la Direction des Politiques de Prévention et de l’Action sociale du Pôle Cohésion Sociale et Solidarités. Il est placé sous l’autorité hiérarchique du Chef de service Enfance et Famille.

Le métier d'assistant familial

Dans les Hautes-Alpes, quarante-quatre assistants familiaux accueillent à leur domicile des enfants confiés au Département : ces contractuels au métier un peu particulier aident les enfants placés à vivre leur vie loin des difficultés des parents.

C’est un des métiers parmi les plus atypiques du Département, mais aussi un métier pour lequel il existe un vrai besoin, notamment pour accueillir de jeunes enfants qui ne peuvent être placés en Maison d’Enfants à Caractère Social (MECS). En outre, il y a eu un nombre important de départs à la retraite ces dernières années. Aussi la collectivité est en recherche de personnes capables de l’exercer. A titre d’exemple, un agent a été recruté en 2015, quatre en 2016, et déjà trois en 2017.

Le Président délivre un agrément préalable, valable cinq ans, certifiant qu’une personne peut accueillir de un à trois mineurs dans de bonnes conditions.

Ces agents sont au cœur d’un dispositif qui rassemble de nombreux acteurs : le chef du service Enfance et Famille est leur supérieur hiérarchique. C’est le service qui détermine chez quel assistant familial doit être accueilli l’enfant qui lui est confié. En revanche, leurs relations de travail au quotidien se font avec les référents du service Enfance et Famille en territoire. C’est sur eux qu’ils s’appuient pour mettre en œuvre le projet pour l’enfant

L’investissement est important et le travail est délicat : ils doivent permettre le retour de l’enfant dans sa famille et ne pas se substituer à l’autorité parentale ; ils doivent veiller au bon développement physique et intellectuel de l’enfant, le faire participer à sa vie familiale et sociale, garantir sa sécurité… Mais aussi respecter ses convictions religieuses, le soutenir dans son travail scolaire, être attentif à son état de santé…

Il faut souvent faire la part des choses entre ce qui ressort concrètement de l’autorité parentale et ce qui appartient aux habitudes de la famille d’accueil : la frontière est parfois délicate à trouver. En matière scolaire par exemple, l’inscription administrative, l’inscription à la cantine, le mode de déplacement pour se rendre à l’école relèvent de l’assistant familial. Par contre, le droit à l’image, les sorties scolaires avec hébergement, l’orientation (choix de la langue vivante...) relèvent de l’autorité parentale.

De façon générale, les assistants familiaux savent être neutres à l’égard de la famille de l’enfant et restent extérieurs aux conflits internes à sa famille. Heureusement pour mener cette tâche à bien, ils ne sont pas seuls : les référents enfance famille en territoire sont en lien permanent avec eux pour les accompagner. Et de façon générale, dès que quelque chose sort du quotidien, les référents et le service en sont avertis. Des temps d’échanges de et rencontres sont organisés régulièrement.